Les samouraïs brandissent l’arc et le sabre au Musée Guimet

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Samouraïs du fief de Satsuma, Japon, Yokohama, ère Meiji, 1877-1880 © RMN-Grand Palais (MNAAG, Paris) / image Musée Guimet

Source de fascination depuis plus d’un siècle. Le samouraï fait aujourd’hui partie de notre imaginaire et, heureusement, d’une exposition au Musée national des arts asiatiques – Guimet. L’Arc et le sabre, imaginaire guerrier du Japon ne nous apprend pas seulement les facettes multiples des samouraïs et l’influence chinoise sur cette culture japonaise. L’exposition nous montre aussi comment les créateurs contemporains de mangas, de cinéma et de jeux vidéo puisent leur inspiration de ces personnages aux pouvoirs surnaturels. Envie de suivre «la voie du guerrier»? Venez prendre les armes au musée Guimet avant le 20 août.

L’exposition retrace les facettes multiples du samouraï et de son environnement culturel: l’aristocratie, le goût pour le théâtre nô, la cérémonie du thé ou bien la poésie, ainsi que la manière dont il est perçu, voire fantasmé ou parodié. Parler de «culture samouraï» revient à évoquer la culture d’une grande partie de l’élite. Tout en se voulant guerrière, elle est également lettrée. Cette exposition s’attache à l’omniprésence du samouraï dans les multiples expressions de l’art japonais tout en insistant sur son rôle dans notre imaginaire.

Les différentes salles exposent des estampes, des éléments d’armures, des photographies et des objets d’art. Toutes ces œuvres remarquables nous invitent à découvrir la richesse de la représentation des samouraïs à date ancienne comme à l’époque contemporaine. La présentation met en avant la reprise de l’image du guerrier japonais par la culture populaire, illustrant la vision du samouraï dans le Japon moderne et en Occident.

Les bushi, plus tard appelés samouraïs, apparaissent à la fin du 9e siècle. Ils forment de petits groupes armés constitués autour des notables provinciaux au service de la cour impériale de Kyoto. La classe des samouraïs se fonde sur une éthique et un code moral qui lui sont propres. Fidèle à son seigneur jusqu’à la mort, le samouraï reçoit de lui sa subsistance. En échange de cette pension, il se doit d’être en permanence prêt au combat. Si tel est bien le cas aux époques de Kamakura (1185-1333) et de Muromachi (1336- 1573), cela devient de plus en plus rare car l’époque d’Edo (1603-1868) est celle d’une paix durable. C’est cette dernière période qui est l’objet essentiel de cette exposition.

À l’époque d’Edo, la société japonaise, adaptant des concepts d’origine chinoise, se conçoit comme idéalement constituée de quatre catégories: les guerriers, les paysans, les artisans et les commerçants. La culture des samouraïs se situe ainsi dans le droit fil de l’assimilation par la civilisation japonaise des grands apports de la civilisation chinoise, au premier rang desquels le confucianisme. Le bouddhisme des guerriers se mêle au shinto, la religion ancestrale du Japon.<

La classe des samouraïs disparaît avec l’instauration du système impérial sous le règne de l’empereur Meiji (1868-1912). Le port du sabre est interdit en 1876. Symbole de pouvoir et de loyauté, le samouraï fait de nos jours, partie de l’imaginaire. Luttant à mains nues ou maniant le sabre, l’arc ou la lance, combattant à cheval ou à pied, il a constitué une source iconographique inépuisable pour les artistes contemporains.

 

Infos pratiques

 

6, place d’Iéna 75016 Paris
Jusqu’au 29 août 2022
Site internet