Jazzycolors, trois semaines du meilleur jazz international

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© Jazzycolors
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Un vrai symbole de la coopération des institutions culturelles étrangères à Paris associées au Ficep. Jazzycolors, le Festival international de jazz revient avec force cette année pour une 19e édition pleine de propositions originelles et novatrices. 21 concerts et des musiciens venant de divers pays et continents se rencontrent à Paris pour livrer leurs talents uniques du 6 au 1e décembre.

La plupart des artistes invités sont célèbres dans leurs pays d’origine mais peu connus en France. Le but du festival est donc de les faire découvrir et de promouvoir le jazz fait ailleurs. Depuis 2008, le parrain de Jazzycolors est Bojan Z, pianiste d’origine serbe. Il est un des musiciens les plus appréciés et les plus récompensés du moment. Selon les organisateurs qui l’ont choisi pour le concert d’ouverture, «il est un symbole d’intégration, de partage et porte dans sa musique une vitalité toute représentative de l’esprit du festival».

Jazzycolors a démarré en 2003 avec 10 nations différentes. Dans la programmation de cette édition ils sont représentés plus de 25 pays. L’ancien directeur du Centre tchèque Michael W. Pospisil en serait fière. C’est lui justement le fondateur du festival: «le Centre tchèque se situe en plein cœur de Paris historiquement très «jazzy». Je me suis dit que des Tchèques pourraient de nouveau amener le jazz dans le quartier de Saint-Germain, et j’ai contacté d’autres instituts culturels pour donner une dimension internationale au festival».

Concernant la programmation, une sélection soignée est effectuée par chacun des pays participants afin d’offrir au public le meilleur du jazz international. Les lieux d’accueil du Festival de cette année sont pour la plupart les centres et instituts culturels étrangers de Paris.

Bojan Z – Solo
6 novembre, 20h (ouverture des portes à 19h15)
Centre tchèque. 18, rue Bonaparte, Paris 6e
Bojan Z possède un sens de style très caractéristique, qui semble toujours échapper à toute classification. Il mélange et déforme d’une manière harmonieuse son bagage musical haut en couleur, qui s’étend de sa solide formation classique jusqu’au folklore des Balkans, en passant par la musique brésilienne et les Beatles, le blues ou le jazz. Toujours prêt à s’aventurer hors des sentiers battus, sans jamais perdre son adhérence à la mélodie et la forme, Bojan Z compte décidément parmi les talents singuliers les plus remarquables du jazz européen.

Dana Masters + Neil Ó Lochlainn’s Cuar
8 novembre, 20h
Istituto Italiano di Cultura. 50, rue de Varenne, Paris 7e
Originaire du sud des États-Unis, Dana Masters a grandi entourée de musique soul, rhythm & blues et gospel. Après six années de concerts avec Van Morrison, Dana sort aujourd’hui de l’ombre du célèbre musicien pour occuper le devant de la scène et venir nous raconter son histoire avec ses propres mots, en chansons.
Mené par Neil O Lochlainn, l’ensemble de chambre Cuar mêle à la musique traditionnelle irlandaise de multiples influences –downtown jazz, musique world…– pour créer un univers sonore aussi foisonnant qu’innovant, entre compositions et improvisations.

E’ Joung-Ju & ZÔL
8 novembre, 19h
Centre culturel coréen. 20, rue la Boétie, Paris 8e
Symbiose des musiques traditionnelles coréennes et de la musique contemporaine française, les compositions de E’ Joung-Ju, qui joue la cithare traditionnelle coréenne, sont habitées par un esprit de croisement et d’expérimentation, et enrichies par les arrangements du musicien électro ZÔL (Jeff Corbel). Une rencontre inédite!

Niya Petrova
9 novembre, 20h
Centre culturel irlandais. 5, rue des Irlandais, Paris 5e
La jeune interprète Niya Petrova est l’une des voix les plus reconnaissables de la scène musicale bulgare. Pour ce concert donné dans la chapelle du Centre culturel irlandais, Niya sera accompagnée de Daniele Febbo (contrebasse) et Yavor Milchev (guitare). Ensemble, ils interpréteront un répertoire de morceaux de jazz et autres standards de la chanson réarrangés.

EMMA
9 novembre, 19h30
Institut suédois. 11, rue Payenne, Paris 3e
Le guitariste franco-suédois Paul Jarret –lauréat des Talents Adami Jazz 2019 pour sa collaboration avec le batteur américain Jim Black– crée avec son quartet une musique de chambre qui brouille les frontières entre jazz, improvisation libre, musiques minimalistes et répétitives, tout en s’inspirant de la musique traditionnelle suédoise, des poèmes évoquant l’exil et des mélodies scandinaves, chantés par Hannah Tolf.

Antoine Karacostas Trio
10 novembre, 20h
Institut Liszt. 92, rue Bonaparte, Paris 6e
Antoine Karacostas est un pianiste de 37 ans d’origine franco-grecque. Il forme son trio en 2014. Dans son premier album, «Trails», ils présentaient un répertoire de compositions personnelles et d’arrangements de chansons grecques traditionnelles, influencé par le jazz moderne de New-York et du Moyen-Orient. Avec Gabriel Midon à la contrebasse et Simon Bernier à la batterie, les qualités mélodiques atteignent une forme de romantisme et un mélange singulier au lyrisme entêtant.

Makiko Hirabayashi
13 novembre, 20h
Frederikskirken (l’Église danoise). 17, rue Lord Byron, Paris 8e
Une invitation au voyage dans un univers sonore onirique, sphérique, puissant et explosif, où le jeu traditionnel du piano est remis en question. L’artiste de la soirée Makiko Hirabayashi ne s’est jamais laissée limiter par des perceptions de genre étroites, et s’inspire à la fois de la musique classique, de l’Extrême-Orient, du jazz et du son nordique. D’origine japonaise et formée à Boston, Makiko Hirabayashi s’est établie au Danemark au début des années 90. Elle est reconnue internationalement pour son style très personnel et ses sonorités lyriques à la fois nordiques et asiatiques.

Yannick Rieu Quintette
16 novembre, 20h
Centre culturel canadien. 130, rue Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e
Reconnu comme l’un des saxophonistes les plus talentueux de la scène internationale, Yannick Rieu s’entoure sur scène de 4 musiciens exceptionnels: Louis-Vincent Hamel à la batterie, Al Baculis à la basse électrique, Daniel Thouin aux claviers et François Jalbert à la guitare. Ensemble, ils explorent les grooves et les sonorités qui ont jalonné le parcours musical de Yannick Rieu, du R&B à la musique funk, du jazz-rock au drum and bass. Le groupe se démarque ainsi par la multiplicité de ses influences musicales, et porte la signature d’un artiste brillant et mature, toujours en quête d’originalité et d’équilibre.

Filipe Raposo
18 novembre, 20h
Goethe Institut. 17, avenue d’Iéna, Paris 16e
Visant à développer son propre langage musical, où se rencontrent la musique classique, traditionnelle et jazz, Filipe Raposo cherche constamment de nouveaux défis en tant que compositeur et musicien. Son but est de susciter ce genre d’intérêt pour l’auditeur à travers les sons qu’il entend et utilise dans ses compositions, que ce soit dans l’organisation d’un chaos pré-compositionnel ou dans la subversion d’un ordre «supposé» attendu.

Julian Wittich Quartet
19 novembre, 20h
Institut Liszt. 92, rue Bonaparte, Paris 6e
Le Julian Wittich Quartet est une jeune formation placée sous la direction du Taïwanais Julian Wittich, bassiste et compositeur de jazz. Les autres membres du groupe, musiciens confirmés, viennent tous trois des Pays-Bas. Dans un style enlevé et séduisant où se mêlent compositions originales et jazz traditionnel, le quatuor interprète un répertoire inventif tout en restant accessible aux amateurs de jazz de tous âges. Avec son quatuor, Julian Wittich souhaite offrir au public, sans distinction de génération, un jazz optimiste, prenant et de haute qualité.

Invisible World de Tomáš Liška
19 novembre, 20h (ouverture des portes à 19h15)
Centre tchèque. 18, rue Bonaparte, Paris 6e
Invisible World de Tomáš Liška est une aventure véritablement unique dans le paysage de la musique tchèque contemporaine. Les compositions musicales combinent des éléments de jazz, de musique de chambre et de musique du monde provenant des régions méditerranéennes et du proche orient. Leur approche est basée sur une philosophie musicale centrée sur les couleurs et les émotions. Celles-ci sont inspirées par des mélodies fortes qui sont ornées d’une dentelle d’improvisation subtile.

Arthur Possing Quartet – Thomas Mayade trompette
22 novembre, 20h
Hôtel de Béhague (Ambassade de Roumanie à Paris). 123, rue Saint-Dominique, Paris 7e
Le jeune quartet luxembourgeois d’Arthur Possing présentera son nouvel album «Natural Flow». Le jeune pianiste luxembourgeois Arthur Possing est un ancien élève d’Eric Legnini. Il forme en 2013 son propre Quartet. Après avoir sorti un premier album titré «Four Years», la formation fait ce soir ses débuts sur scène pour interpréter les compositions de son second opus: «Natural Flow». Le Quartet sera accompagné par un invité du projet: le trompettiste Thomas Mayade. Jeunes talents à découvrir!

Berthoumieux – Ruttar – Dobrowolski
23 novembre, 20h
Goethe Institut. 17, avenue d’Iéna, Paris 16e
C’est la première de ce trio qui fait épouser le folk polonais, le jazz et la world music. Rencontre de Marc Berthoumieux «formidable mélodiste et conteur d’histoires hors-pair» (Deli Express/TSF Jazz), Anna Ruttar, qui, depuis des années, fait opérer la magie entre le jazz et l’ardeur du folk slave, et de Karol Dobrowolski connu pour ses multiples voyages Django-jazz-tziganes. Les trois artistes entrent en dialogue intime, saupoudré d’un zeste d’électro, et invitent à découvrir et redécouvrir la beauté éternelle des mélodies qui ont fait rêver Frédéric Chopin.

Dresch Quartet
23 novembre, 20h
Institut Liszt. 92, rue Bonaparte, Paris 6e
Mihàly Dresch est le personnage le plus marquant et original du jazz hongrois. Sa musique ne travaille pas avec la culture ancestrale, mais vit dans une relation quotidienne avec elle. Il utilise des éléments de musique traditionnelle dans le jazz, avec des mélodies de l’Europe centrale et de Transylvanie. Son jeu est personnel et intime, envoûtant et fort. Son style original et sa technique d’improvisation stupéfiante sont reconnus depuis ses premières expériences dans les années 70. Avec ses amis, Mihály Dresch donne libre cours à une musique enveloppante, personnelle et intime.

Timo Vollbrecht – Fly Magic
25 novembre, 20h
Goethe Institut. 17, avenue d’Iéna, Paris 16e
Loin des stéréotypes du jazz, l’ensemble new-yorkais Fly Magic du saxophoniste Timo Vollbrecht se conçoit comme un collectif ouvert aux influences diverses. En conjuguant le jazz contemporain, la musique nouvelle, le post-rock, l’ambient ou encore l’écriture instrumentale, le groupe transcende alors les frontières des genres musicaux. En outre, il explore une variété de timbres à travers des moyens d’orchestration tels que la juxtaposition d’instruments acoustiques et électriques. Fly Magic présentera en exclusivité des compositions inédites.

Benny Omerzell & Martin Eberle
26 novembre, 20h (ouverture des portes à 19h15)
Centre tchèque. 18, rue Bonaparte, Paris 6e
Depuis presque 15 ans, les musiciens Benny Omerzell et Martin Eberle font de la musique ensemble –que ce soit avec les ensembles Kompost3, 5KHD ou bien le Jazzorchester Vorarlberg. Les deux artistes autrichiens sont intrinsèquement liés l’un à l’autre, aussi bien de façon amicale que musicale. Dans leur formation de duo, ils reprennent les morceaux de leur histoire musicale. Au cours du temps une totale confiance s’est établie entre ces deux musiciens, ce qui les mènera sans doute à de nombreuses escapades palpitantes d’improvisations.

Katarina Pejak avec Ana Protulipac
27 novembre, 20h
Centre culturel de Serbie. 123, rue Saint Martin, Paris 4e
Katarina Pejak est une autrice-compositrice-interprète et pianiste connue pour son approche éclectique de la musique blues, avec des touches de soul, de jazz et de folk. Ana Protulipac, quant à elle, est une bassiste et chanteuse de Belgrade, connue pour sa collaboration avec le groupe de pop-reggae Irie FM. Elle a étudié la musique jazz à l’école de musique Stankovic (Belgrade). Katarina et Ana interprètent en duo un répertoire original, écrit par Katarina et arrangé pour ce format. Leur performance en duo a une ambiance spécifique et l’accent est mis sur le contenu des chansons et l’entrelacement des voix.

HackOut!
30 novembre, 19h
Istituto Italiano di Cultura. 50, rue de Varenne, Paris 7e
HackOut! est un trio bass-less qui s’est formé en 2019 au Conservatorio F.Venezze de Rovigo. Le point central du projet est la recherche de sa propre identité sonore en suivant un parcours d’expérimentation de timbres où l’interplay joue un rôle fondamental. Le répertoire se compose exclusivement de nouvelles chansons écrites dans le but de souligner la nature même de la formation en mettant l’accent sur les personnalités musicales des éléments individuels recherchant un équilibre entre structures harmoniques et improvisation radicale.

Pent Järve Trio
1e décembre, 20h (ouverture des portes à 19h15)
Centre tchèque. 18, rue Bonaparte, Paris 6e
Pent Järve Trio s’est réuni en 2016 dans le but de composer, enregistrer et jouer sa propre musique. La plupart des compositions sont écrites par Pent, mais le trio travaille ensemble pour créer les meilleurs sons et arrangements possibles afin de produire de la musique de qualité. Le groupe est composé de jeunes musiciens talentueux tous actifs sur la scène musicale estonienne. Leur musique s’oriente aujourd’hui vers la légèreté et davantage d’improvisation. Le trio ne puise son inspiration que dans la bonne musique quel que soit le genre, et c’est cette musique qu’il aimerait offrir à son public.

Colin Vallon Trio
1e décembre, 20h
Centre culturel suisse. 32, rue des Francs-Bourgeois, Paris 3e
Le Colin Vallon Trio a su trouver sa place parmi les myriades de trios piano-basse-batterie en bousculant les conventions de ce format. «Danse», le troisième album du groupe évoque la danse du vivant comme une lutte, entre grâce et maladresse, contre la force de gravité. Cette énergie vitale, ce mouvement incessant, se traduit dans la musique du trio par des rythmes organiques qui, par leur douce insistance, peuvent développer la puissance d’événements sismiques. Habité par la profondeur tout en retenue des mélodies du piano de Colin Vallon, la force de gravitation de la contrebasse de Patrice Moret et l’intensité du détail de la batterie de Julian Sartorius, le groupe crée une musique à trois, loin des démonstrations virtuoses individuelles. Les instruments se fondent, les timbres se mélangent, explorant des territoires sonores uniques.

 

Infos pratiques

 

Plusieurs endroits à Paris
Du 6 novembre au 1e décembre 2021
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