Martin Parr et Tony Ray-Jones: regards croisés

l'image n'a pas été trouvée

Tony Ray-Jones, Blackpool, 1966 © Tony Ray-Jones / National Science & Media Museum / Science & Society Picture Library
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter

Par Sylvie CAVACCIUTI

Jusqu’au 20 novembre, la galerie Clémentine de la Féronnière à Paris (4e) présente In Black & white. Cette exposition réunit deux grands photographes britanniques: Martin Parr et Tony Ray-Jones. Elle nous fait parcourir un pan important de l’histoire de la photographie en Grande Bretagne, de la fin des années 60 au début des années 80.

Le choix de l’exposition est de les faire dialoguer en noir et blanc. Très connu pour ses photos hautes en couleurs, Martin Parr débute en effet sa carrière par le noir et blanc. Alors que Tony Ray-Jones délaissera la couleur à son retour des États-Unis pour raconter la Grande-Bretagne en noir et blanc.

À travers leurs photos –parfois absurdes, parfois énigmatiques–, ces deux grands photographes portent un regard tendre sur leurs contemporains. Chacun à sa manière, ils captent avec leurs appareils photos tous ces petits rituels de l’ordinaire et du quotidien.

Martin Parr et Tony Ray-Jone ne se sont jamais rencontrés. Et pourtant ces deux photographes documentaires semblent être en constante conversation. La commissaire indépendante Carine Dolek écrit dans le magazine Réponses Photo:

«Tony Ray-Jones a marqué, en dix ans d’activité, la photographie documentaire britannique. Décédé à 31 ans, photographe anthropologue, il souhaitait rendre la spécificité de l’esprit britannique dans ses images. La découverte du travail de Ray-Jones, en 1971, a été un moment fondateur pour Martin Parr. Alors étudiant de première année en photographie au Manchester Polytechnic, il se met au travail et part à son tour immortaliser ses contemporains, héritant de la science du cadre et du comique absurde».

Martin Parr et Tony Ray-Jones portent un regard singulier et empreint d’humour et de poésie sur la société britannique. Ils mettent en lumière la part insolite de scènes du quotidien. «Trouver l’extraordinaire dans l’ordinaire», dira Martin Parr dans une interview.

Une exposition à découvrir dans une très jolie galerie en arrière-cours d’une rue de l’île Saint-Louis… un espace offrant un moment entre-parenthèses.

 

Infos pratiques

 

51, rue Saint-Louis en l’Île 75004 Paris
Jusqu’au 20 novembre 2021
Site internet